Du Refuge de Napoléon à la Grande Muraille des Alpes – France / Italie
Description
Itinéraire
Conditions
Photos
Informations pratiques
Du Refuge de Napoléon à la Grande Muraille des Alpes est un trek basé sur l’histoire militaire des alpes et le cyclisme, la beauté des panoramas à 360° et un certain effort sportif.
L’une des particularités de nos treks, c’est la culture qu’ils apportent à nos participants simplement en marchant à travers le pays, et en parcourant des lieux insolites qui racontent une histoire. Ce trek ne fait pas exception, il vous racontera une partie de l’histoire du cyclisme Français et du cyclisme Italien ainsi que l’histoire des fortifications militaires qui jalonnent la frontière Franco-Italienne depuis le 18éme siècle jusqu’à la fin de la guerre de 39-45. Il vous emmènera au cœur de la bataille des Alpes qui opposa les Français et les Italiens en juin 1940.
L’autre particularité de nos treks, ce sont les décors dans lesquels vous vous plongerez. Ce trek compte 7 sommets où la vue vous sera offerte à 360° sur la chaîne des alpes dans son ensemble et des passages en crête afin d’observer plusieurs vallées en même temps. C’est aussi de nombreux ruisseaux et cascades ainsi que de nombreux lacs dont un glaciaire.
Côté physique : Ce trek est un savant mélange entre des passages techniques afin de satisfaire les passionnés de randonnées ardus et de nombreux passages roulants et non techniques pour faciliter la progression d’un site historique à un autre. C’est aussi un mélange d’espaces citadins pour les périodes de repos avec le confort associé et un sac à dos léger, et des espaces plus rupestres et isolés pour se ressourcer.
Enfin, une nouveauté s’offre à vous. Si vous manquez de temps car vous n’avez pas assez de congés, ou si vous souhaitez réalisés une partie seulement du trek, c’est possible. Ce trek a été pensé pour être divisé en 13 étapes avec 3 étapes majeures qui vous permettent soit de sortir du trek, soit d’y rejoindre un groupe. Chaque partie a été conçue pour avoir une histoire intéressante mais aussi de magnifiques décors de telle sorte que même si vous ne pouviez en faire qu’une petite partie, ce trek restera dans tous les cas une belle expérience. Le trek est divisé de la façon suivante :
Jour 1 : Transfert au Refuge de Napoléon
Jour 2 : Refude De Napoléon – Cervières
ETAPE MAJEURE Jour 3 : Cervières – Briançon (sortie ou entrée possible via la gare de Briançon)
Jour 4 : Briançon – Montgenèvre
Jour 5 : Montgenèvre – Plampinet
ETAPE MAJEURE Jour 6 : Plampinet – Bardonecchia (sortie ou entrée possible via la gare de Bardonecchia)
Jour 7 : Bardonecchia – Halte de Valfredda
Jour 8 : Halte de Valfredda – Refuge Levi Molinari
Jour 9 : Refuge Levi Molinari – Refuge Levi Molinari
ETAPE MAJEURE Jour 10 : Refuge Levi Molinari – Exilles (sortie ou entrée possible via la gare de Exilles)
Jour 11 : Exilles – Refuge Assietta Jack Canali
Jour 12 : Refuge Assietta Jack Canali – Refuge Alpe Pintas
Jour 13 : Refuge Alpe Pintas – Fenestrelle
Jour 14 : Fenestrelle – La Grande Muraille des Alpes – Fenestrelle
Jour 15 : Retour
Si l’une de ses entrées ou sorties vous intéresse, n’hésitez pas à prendre contact avec notre équipe pour les modalités de transport et le lieu de rendez-vous. De plus, le prix indiqué sur le site concerne le trek en entier, mais en cas d’entrée ou de sortie lors d’une étape majeure, le prix sera adapté en fonction de votre entrée et/ou de votre sortie. Pour plus d’informations sur chaque étape et notamment sur les différences entre les étapes majeures, nous vous laissons le soin de lire nos descriptions jour par jour dans l’onglet Itinéraire.
Niveaux de difficulté



Les niveaux de difficultés sont notés de 1 (facile) à 5 (difficile), vous trouverez un descriptif complet ici.
# | Du Refuge de Napoléon à la Grande Muraille des Alpes |
Niveau de difficulté | 5/5 |
Distance parcourue | 231 km |
Dénivelé positif cumulé | +15389 m |
Dénivelé négatif cumulé | -16524 m |
Nature | 5/5 |
Culture | 5/5 |
Rencontre | 3/5 |
Age minimum conseillé | 15 ans |
Confort | Auberge + Hôtel + Refuge + Chambre d’hôte |
Trek du Refuge de Napoléon à la Grande Muraille des Alpes - jour 2 à 14

Jour 1 : Rencontre, transfert et premières découvertes
Notre équipe récupérera à l’aéroport / gare de Lyon Saint Exupéry, les participants qui arrivent en cet aéroport par avion ou train. Puis ce premier groupe se dirigera pendant une heure environ jusqu’à la gare de Grenoble pour récupérer le reste du groupe.
Nous entamerons notre voyage par la découverte de la vallée de Séchilienne, puis nous longerons le massif de Belledone pour entrer dans la vallée d’Oisans (magnifique vallée glacière avec ses énormes blocs morainiques qui sont parfois à la base d’habitations locales). Nous nous arrêterons à Bourg d’Oisans, une magnifique localité, ou nous pourrons nous restaurer dans un des restaurants de la ville. Depuis les terrasses ensoleillées, nous pourrons observer les pistes de ski et sommets des Deux-Alpes et de l’Alpes-d’Huez où se déroule dans cette dernière, le festival de Tommorow Land, exclusivement en hiver.
Après déjeuner, nous poursuivrons la route le long de la vallée de la Meige pour atteindre le sommet du col du Lautaret qui est l’un des plus célèbres col dans le monde du cyclisme et fait parti intégrante comme étape du tour de France depuis 1947, il est situé à la base du Col du Galibier et a souvent été compris dans la même étape du tour de France comme une seule ascension. Nous y ferons une courte pause pour y admirer les sommets des Alpes.
En redescendant de l’autre côté du col du Lautaret, nous passerons par la vallée de Serre-Chevalier, une autre station de ski très connue. Nous atteindrons alors la ville de Briançon, vous pourrez alors observer de loin les futures fortifications que nous traverserons dans 2 jours, et la magnifique cité où vous y passerez une nuit.
Puis nous nous dirigerons vers le Sud pour rejoindre le refuge Napoléon du Col de l’Izoard. Le col de l’Izoard, est la porte d’entrée grandiose sur le Queyras. Ce col culmine à 2360m d’altitude c’est pourquoi il offre une vue imprenable sur le Queyras et l’Ubaye mais aussi le Massif des Ecrins et le Pelvoux et si le jour de notre arrivée, nous sommes chanceux avec le soleil, nous pourrons même apercevoir les Alpes Suisses, le mont Blanc et le mont Viso.
Le col fait partie des mythes cyclistes aux côtés du Galibier ou du Lautaret. Emprunté à 36 reprises par le peloton du Tour de France avec un premier passage en 1922, c’est un nom qui occupe l’imaginaire collectif. L’Izoard se trouve sur le tracé de la route des Grandes Alpes, itinéraire qui relie le Léman à la Méditerranée.
Mais l’histoire du Col remonte à bien plus longtemps : le premier tracé de la route date de l’époque de Vauban. Dès 1710 elle apparaît sur les cartes puis est rendue carrossable entre 1893 et 1897. C’est d’abord une route militaire et stratégique pour protéger la frontière franco-italienne. Le 12 août 1934, une stèle est inaugurée au sommet du col pour rendre hommage au général baron Berge ainsi qu’aux troupes à l’origine de la construction de la route du Col de l’Izoard.
Cette fin de journée est libre, vous pouvez vous balader à proximité du refuge pour rejoindre les points haut d’observations et découvrir la casse déserte. C’est un impressionnant éboulis de pierrailles offrant un paysage lunaire. Vous pourrez également observer la route en lacet qui descend sur le Queyras et qui sait peut être un magnifique coucher de soleil.
Le soir : le repas sera commun ce qui nous permettra de vous présenter les guides et accompagnateurs. C’est aussi un moment de rencontre entre les participants, n’hésitez pas à profiter de la soirée pour faire connaissance avec vos co-voyageurs.
Ce parcours ne prends pas en compte le tour du Queyras qui fait l’objet d’un autre Trek sur notre site que nous vous invitons également à consulter.
- Nuit en refuge

# | Du Refuge de Napoléon à la Grande Muraille des Alpes - France / Italie |
Niveau de difficulté | 1/5 |
Nature | 5/5 |
Culture | 5/5 |
Rencontre | 5/5 |
Confort | Refuge |
Temps de transport | 3 à 4h suivant l'aéroport - |
Temps de marche | Selon vos envies de la journée |
Jour 2 : Refude De Napoléon - Fort de la Lausette - Le mur des Aittes - Cervières
Après le petit déjeuner, nous nous regroupons devant le refuge pour démarrer notre aventure historique. Nous redescendrons le col par où nous sommes monter la veille pour longer la route départementale sur environ 1km, ce qui nous permettra de prendre le rythme et de nous mettre en jambes. La journée n’est pas très compliquée mais elle sera longue et pleine de vues magnifiques.
Après ce kilomètre, nous allons rejoindre les hauteurs en remontant le ravin d’Izoard vers l’Ouest sur environ 2km et nous aurons déjà monté 250m que nous bifurquerons en direction du col de Peygus situé à 2612m d’altitude, point culminant de la journée. La montée du col sera plus raide, 200m pour 1km, mais depuis le sommet, nous pourrons observer divers sommets et fortifications au loin comme les forts de la Grande Maye, de la Croix de Bretagne et celui de l’Infernet. La descente sera également raide sur environ 400m de distance puis elle s’adoucira jusqu’à atteindre une forêt éparse. Votre premier effort physique de la journée vous aura fait longer les sommets de la crête des Granges, du Grand mais aussi du Petit Peygu qui culminent respectivement à 2835m, 2796m et 2662m.
Nous remonterons légèrement la cote afin de rejoindre le plateau du Fort de la Lausette, depuis lequel une vue à 360° vous permettra d’embrasser un paysage de vallées forestières surmontées de sommets nus et rocheux sur lequel sont perchés les différentes fortifications de la ligne Maginot. Un panorama époustouflant sur les Écrins, les Cerces et sur les sommets environnants de l’Izoard. Vous pourrez observer la ville de Briançon depuis ce sommet et la vallée de Serre-Chevalier. Parmis les sommets les plus connus : Le pic du Thabor (3207m) ou encore le mont Chaberton (3131m) où vous y passerez dans quelques jours vous donnant ainsi une idée de la distance que vous aller parcourir mais aussi le pic de Rochebrune 3320m et côté italien le pic de Terre Noire 3100m.
Après une pause déjeuner, et avoir visiter le fort, nous allons descendre sur environ 5km pour rejoindre la vallée de l’Izoard, le reste de la journée sera alors plutôt reposant, nous longerons alors le torrent de la Cerveyrette pour rejoindre le mur des Aittes et son ouvrage fortifié. Enfin, après la visite, nous redescendrons tranquillement le long de la départementale en direction du village de Cervières où nous passerons la nuit.
- Hébergement : Hôtel
- Petit déjeuner / déjeuner / dîner
- 1 à 2 accompagnateurs IDTrek francophone, anglophone, russophone
Histoire des forts :
Le fort de la Lausette fait partie des fortifications de la place forte de Briançon construites dans les années 1880, dans un contexte de tensions entre la France et l’Italie. En réaction en 1882, à la fortification des alpes et l’augmentation de troupes à la frontière Italienne, la République française crée ses premières troupes de montagne en 1888 et lance la modernisation de ses fortifications alpines. La mission du fort est donc de tenir le sommet, couvrant ainsi les baraquements et les batteries de la Lausette (en contrebas, à 2 250 mètres d’altitude), ainsi que de surveiller le col d’Izoard et la haute-vallée de la Cerveyrette (menant aux cols frontaliers). Le fort fut intégré par la suite à la ligne Maginot et servi d’observatoire et de PC à la 3e batterie du 154éme régiment d’artillerie. Le fort pouvait accueillir environ 80 hommes.
Le verrou des Aittes, fut fortifié quant à lui par deux fois :
La première fois après la guerre de 1870 par un mur crénelé de 300 mètres de long et 2,5 mètres de hauteur, d’une tranchée de fusillade et d’une batterie d’artillerie.
La seconde fois dans les années 30 par la main d’œuvre militaire dans le cadre de la Ligne Maginot par la construction d’un petit ouvrage d’infanterie. Ce dernier comprenait 3 blocs de combat et un bloc d’entrée. Cet ouvrage était chargé de défendre le fond de la vallée de la Cerveyrette, épaulant ainsi les ouvrages du Gondran et était couvert par l’artillerie de l’ouvrage du Janus. L’ouvrage est occupé lors de l’alerte d’, mais aura peu servi. Lors des combats de 1940, l’équipage de l’ouvrage tira avec ses mitrailleuses uniquement le 20 juin 1940 vers 11h, arrosant à longue portée des détachements de fantassins italiens qui descendaient des cols frontaliers.

# | Du Refuge de Napoléon à la Grande Muraille des Alpes - France / Italie |
Niveau de difficulté | 3/5 |
Distance parcourue | 18,05 km |
Dénivelé positif cumulé | +837 m |
Dénivelé négatif cumulé | -1501 m |
Nature | 5/5 |
Culture | 5/5 |
Rencontre | 3/5 |
Confort | Hôtel |
Temps de marche | 7 - 8 h |
Jour 3 : Cervières - Fort du Gondrans - Fort de l'Infernet - Fortifications de Birançon - Briançon
Notre objectif de la journée est la place forte de Briançon. Pour cela nous allons remonter depuis Cervières en direction du Fort du Gondran et de sa station de ski. L’ascension représente 6,2 km pour 835m de dénivelé positif. Cette ascension débutera à la sortie du village par un sentier en lacet dans une forêt d’épineux qui nous mènera à un pierrier. Nous atteindrons alors à la sortie de ce pierrier le plateau du Gondran par le Col Est du Gondran. La route sera alors plus plaisante et roulante jusqu’au Fort du Gondran, nous aurons atteint le point culminant de notre journée à 2459m d’altitude. Le reste du parcours sera également plus roulant.
Depuis le Fort du Gondran, nous apercevons déjà notre second objectif de la journée : le fort de l’Infernet situé à 2340m d’altitude. Il nous suffira de parcourir la voie carrossable qui nous en sépare sur environ 3,6km pour l’atteindre. Nous passerons à coté des baraquements de la Cochette. Comme le fort de Lausette, celui de l’Infernet nous offrira une vue à 360° sur les massifs environnants. Nous profiterons de cette vue magnifique pour nous restaurer.
Après la visite du Fort de l’Infernet, nous entamerons une descente longue de 7 km et près de 1100m de dénivelé… nous emprunterons la voie carrossable qui depuis le fort de l’Infernet rejoint les baraquements de la Seyte, puis se prolonge en lacet dans la forêt en longeant la crête du point du jour afin de pouvoir observer en continue chaque versant de la montagne et les vallées de la Cerveyrette et de la Durance tout en ayant le briançonnais face à nous. En moins de 2 h nous aurons rejoint le fort d’Anjou. Ce fort est imposant et majestueusement bien conservé, mais il ne se visite pas. Nous nous arrêterons donc pour faire quelques photos et poursuivrons notre route en direction de Briançon.
A peine 1km environ plus loin, toujours en descendant dans la forêt le long de la voie carrossable, nous attend déjà le fort du Randouillet dont l’accès et les visites sont limitées et hors date de notre trek. En continuant la descente vers Briançon, nous passerons à proximité de la fortification nommée « Communication Y » et le fort Dauphin et celui des Trois Têtes. Ces fortifications sont toutes soumises à des horaires strictes de visites. Après avoir fait quelques photos, il nous restera à descendre à la citadelle de Briançon où nous pourrons flâner dans les rues commerçantes et touristiques tout en observant le Fort du château de la ville. Nous pourrons également prendre un bon repos après cette journée éreintante.
Le jour 3 peut être amené à être modifier par le guide, suivant les manœuvres d’exercices militaires (zone d’entrainement) qui peuvent avoir lieu dans le secteur.
- Hébergement : auberge
- Petit déjeuner et déjeuner
- 1 à 2 accompagnateurs IDTrek francophone, anglophone, russophone
Histoire des forts :
Ouvrages du Gondran : Ces ouvrages constitue le fort de Gondran et font partie de la ligne Maginot. Les ouvrages d’infanterie de Gondran A, Gondran B, Gondran C et Gondran D, font partis des fortifications datant du système Séré de Rivières comme le fort de l’Infernet, (construite en 1886-1893), l’ouvrage Gondran E fut construit en 1930 en complément de ces premières forticifations. Le rôle de ces ouvrages est d’assurer la continuité entre l’ouvrage de Janus et celui des Aittes et forme la » ligne du Gondran « .
Fort de l’Infernet : Ce fort construit entre 1876 à 1878, est un ouvrage d’infanterie et a pour vocation de fermer la frontière avec l’Italie en commandant à distance la vallée de la Durance menant à Briançon. Ses 12 canons de 138 et 155 mm, étaient orientés vers Plampinet, le massif des Gondrans et le col de l’Izoard. Ce fort de première génération possède une forme d’hexagone. Sa garnison était prévue pour 210 hommes et 16 pièces d’artillerie. Un des premiers piliers de la nouvelle défense de Briançon. Pendant la bataille des Alpes, quatre mortiers français de 280 mm Schneider ouvrent le feu, le , sur le fort, alors sous occupation italienne du mont Chaberton qui menace Briançon 17 km plus loin avec ses huit canons de gros calibre. Six des huit tourelles sont détruites. Une victoire acquise, à la suite d’un succès technique de l’artillerie de montagne française commandée par le lieutenant André Miguet.
Fort d’Anjou : Appelé à l’origine redoute de Serre la Latte, son nom a été donné en l’honneur de Philippe, duc d’Anjou. Il fut construit entre 1724 et 1734.
Fort du Randouillet : En 1709, le maréchal de Berwick fait occuper la butte du Randouillet. Des travaux rapides sont dirigés par l’ingénieur Tardif. Les projets sont réalisés en 1718 et en 1722. En 1724, les travaux ont déjà commencé, et en 1734, ils sont considérés comme terminés. En 1833, on remplace la batterie centrale du donjon par une batterie casematée du type Haxo. Trois magasins à poudre sont adjoints entre 1874 et 1890. Le fort est alors passé en seconde ligne avec la construction de nouveaux forts.
Communication Y : L’ouvrage apparaît d’abord sur un plan de l’ingénieur Tardif de 1711, puis dans les avant-projets de l’ingénieur Nègre en 1721. Il est destiné à établir une communication entre le fort des Têtes et celui du Randouillet. Il est construit entre 1724 et 1734 par Vauban.
Fort du dauphin : Ce fort contrôlait l’accès nord de Briançon. Il fait partie de l’ensemble des fortifications prévues par Vauban après l’invasion des troupes du duc de Savoie, en 1692. A l’origine fort Bifeuil, le fort Dauphin est bâti à partir de 1724 pour servir de bouclier au fort des Têtes. Il assure le croisement des feux avec la redoute des Salettes afin d’interdire l’accès à la ville par la route de Montgenèvre. Il reçoit son nom en 1729, à la naissance du Dauphin. Il est pratiquement achevé en 1734 et ne subit pas de modifications importantes par la suite. C’est une fortification bastionnée de plan trapézoïdal.
Fort de briançon : Construit par Vauban à la fin du XVIIe siècle, et début du XVIIIe siècle.

# | Du Refuge de Napoléon à la Grande Muraille des Alpes - France / Italie |
Niveau de difficulté | 4/5 |
Distance parcourue | 20,26 km |
Dénivelé positif cumulé | +1189 m |
Dénivelé négatif cumulé | -1477 m |
Nature | 5/5 |
Culture | 5/5 |
Rencontre | 4/5 |
Confort | Auberge |
Temps de marche | 9 h |
Jour 4 : Briançon - Ouvrage de Janus - Montgenèvre
Cette journée sera sans grande technicité mais constituera un bon entraînement d’endurance pour la suite. Le terrain sera très roulant et il présente peu de difficulté, il est constitué essentiellement de pistes forestières et de voies carrossables. La principale difficulté réside donc dans la distance à parcourir. Attention aux ampoules qui peuvent survenir sur d’aussi longues distances, s’en prémunir permettra de ne pas gâcher le reste du séjour.
Afin de profiter de la journée, nous nous réveillerons de bonne heure et dès la sortie de Briançon, nous retraverserons la Durance pour bifurquer à l’Est afin de longer la vallée de la Durance jusqu’à l’entrée de Montgenèvre par la rive Sud de la Durance. La première moitié du parcours se fait à l’ombre de forêts de sapins dans le bois de Sestrières sur de larges pistes forestières. L’ascension est continue mais le dénivelé est régulier, la pente sera de 10% en moyenne sur 8 km. Cette ballade matinale d’environ 2 à 3h suivant le rythme du groupe nous permettra aussi d’observer une autre vallée très connue de France, la vallée de la Clarée qui rejoint la vallée de Névache et le mont Thabor que nous pourrons apercevoir en arrière plan.
Peu avant Montgenèvre, nous commencerons à grimper plus sérieusement afin de rejoindre le flanc sud de la montagne et la route qui mène à notre objectif de la journée : l’ouvrage Janus. Nous quitterons alors les bois pour des près d’alpage avant de rejoindre le dos nu et pierreux de la montagne en suivant la route qui monte jusqu’au fort. Un nouveau panorama à 360° s’offrira alors à nous, dévoilant ainsi ce que nous avons déjà accompli et ce qui est à venir.
Après la visite du fort, et une pause déjeuner bien méritée, nous redescendrons par le même chemin, et rejoindrons la ville de Montgenèvre pour nous installer dans un charmant hôtel de montagne ce qui nous rapprochera de notre objectif du lendemain. Nous pourrons alors profiter d’un diner à l’italienne et d’un repos pour nous préparer à la journée de demain qui sera la plus difficile du parcours.
- Hébergement : Hôtel
- Petit déjeuner / déjeuner / dîner
- 1 à 2 accompagnateurs IDTrek francophone, anglophone, russophone
Histoire des forts :
Fort de Janus : Fortification bâti entre 1886 et 1903 de type Séré de Rivières.
Ouvrage de Janus : Cet ouvrage fait parti de la ligne Maginot, et est classé ouvrage de 3éme classe. Il s’agit d’un gros ouvrage d’artillerie construit assez haut pour couvrir la majorité des fortifications françaises défendant le débouché du col de Montgenèvre. L’ouvrage Maginot a été creusé sous le fort Séré de Rivières du même nom, intégrant sa batterie. Lors de la Bataille des Alpes, le , ce sont les indications des observateurs de l’ouvrage du Janus, qui ont permis à l’artillerie lourde française du fort de l’Infernet de détruire les batteries italiennes du fort du mont Chaberton.

# | Du Refuge de Napoléon à la Grande Muraille des Alpes - France / Italie |
Niveau de difficulté | 3/5 |
Distance parcourue | 19,91 km |
Dénivelé positif cumulé | +1392 m |
Dénivelé négatif cumulé | -851 m |
Nature | 5/5 |
Culture | 5/5 |
Rencontre | 3/5 |
Confort | Hôtel |
Temps de marche | 8 - 9h |
Jour 5 : Montgenèvre - Mont Chaberton - Plampinet
Nous quitterons l’hôtel de bonne heure car une longue route nous attends. Tout d’abord, nous remonterons la vallée du torrent sec en sortant du village par le Nord pendant environ 3,8km avec une pente de 10% au travers d’une forêt de sapins éparses. Arrivée au téléphérique du Rocher Rouge, nous entamerons l’ascension du Mont Chaberton, pour 2 km de plus, vous atteindrez votre premier objectif : le col de Chaberton à 2674m d’altitude. La première partie de l’ascension se fait à travers un pierrier et des éboulis de pentes et vous demandera un certain effort pour atteindre le col. De ce col vous pourrez admirer d’un côté les Alpes Italiennes et de l’autre les Alpes Françaises. Et pour encore 3km de plus, vous pourrez alors vous offrir un nouveau panorama à 360° en atteignant le sommet du mont Chaberton en suivant les lacets jusqu’à 3131m d’altitude. Ce sera le point culminant de notre aventure alors courage, il ne faut pas manquer ce spectacle et surtout voir les fameuses tourelles du fort qui ont été détruites par l’armée Française en 1940. De plus, depuis ce sommet, vous pourrez observer toutes les précédentes étapes de notre parcours, depuis le col d’Izoard, jusqu’au différents forts que vous aurez croisé (La Lausette, le Gondran, l’Infernet, le Janus), la cité de Briançon et la vallée de la Durance … de quoi vous féliciter de vos efforts. Ce qui en général est toujours valorisant et en effet vous pourrez être fier de vous même. De même si le temps est clément, nous pourrons observer quasiment la totalité de nos prochaines étapes mais aussi le mont Thabor, le mont Blanc, le mont Cervin, la Meije, la barre des Ecrins et le mont Viso, autant de sommet mondialement connus que beaux….
Nous en profiterons pour faire une courte collation, puis après avoir visiter le fort et pris de nombreuses photos, nous redescendrons par le même chemin jusqu’au Téléphérique du Rocher Rouge. Nous entamerons alors la seconde et dernière montée de la journée en pente plus douce pour passer le col de la Lauze et ainsi changer de vallée. Nous redescendrons jusqu’au col de la Dourmillouse pour suivre en descente continue le ravin de l’Opon jusqu’à retrouver les forêts de sapins.
Nous rejoindrons alors le ruisseau des Acles ainsi qu’une voie carrossable que nous n’aurons plus qu’a suivre jusqu’à notre destination finale de la journée : le village de Plampinet.
Le jour 5 peut être amené à être modifier par le guide, suivant les conditions météorologiques du jour et de la quantité de neige au sommet.
- Hébergement : Auberge ou Chambre d’hôte
- Petit déjeuner / déjeuner / dîner
- 1 à 2 accompagnateurs IDTrek francophone, anglophone, russophone
Histoire des forts :
Le fort de Chaberton : le fort des Nuages, ou le « Cuirassé des Nuages »
En 1898, l’Italie, adhérant à la Triplice, entreprend de construire le fort Chaberton composé d’une batterie de huit tours de maçonnerie surmontées de canons tournés vers la France et Briançon, défendant ainsi le passage du col de Montgenèvre. Pour cela, les soldats et ingénieurs réalisent une route depuis le village de Fénils et abaissent d’environ six mètres le sommet du Chaberton pour y installer les huit tours de 12 mètres de haut. En 1906, chacune des tours est armée d’un canon de 149/36, ce qui allonge la portée du tir. Mais est conservée la dénomination 35 pour préserver le secret militaire. Chaque pièce, servie par 7 hommes, est protégée par une coupole blindée plus légère que les normes en vigueur alors pour les forteresses. L’ensemble des travaux est terminé en 1910.
Le fort, faisait l’orgueil des militaires italiens et était alors réputé comme le plus haut et l’un des plus puissants du monde. Sa position le mettait hors de portée de la plupart des pièces d’artillerie de l’époque, et permettait en théorie à ses huit canons d’atteindre la gare de Briançon distante de près de 17 km.
Pendant la première guerre mondiale, quand l’Italie entra en guerre aux côtés de l’Entente, en mai 1915, les pièces d’artillerie sont démontées pour être employées sur le front contre l’Empire Austro-Hongrois. Mais sous le régime fasciste, la batterie du Chaberton est réarmée, et représente de nouveau une menace pour la France. De plus, des mitrailleuses de DCA sont prévues contre d’éventuelles attaques aériennes.
Pour y faire face, l’armée française fit venir quatre mortiers de 280 modèle 1914 Schneider, répartis en deux batteries camouflées, une à l’Eyrette et une autre au lieu-dit Poët-Morand, deux emplacements situés hors de la vue du fort italien au pied de l’Infernet. Les principales difficultés auxquelles se heurtèrent les artilleurs français venaient de ce que l’objectif, distant de 10 km, était situé à une altitude supérieure de 1 000 m à celle de leurs batteries, que les projectiles décriraient une parabole culminant à une altitude de 5 000 m et atteindraient leur cible plus d’une minute après le départ du coup. Il n’existait pas alors de tables de tir indirect pour des conditions de combat aussi extrêmes et inédites.
Les journées du 20 et 21 juin 1940 :
Le , les italiens du fort du Chaberton reçurent l’ordre d’ouvrir le feu contre les ouvrages français du Janus, de Gondran, de l’Infernet, des Trois-Têtes et de plusieurs batteries de campagne, mais ne causa que des dommages mineurs, par manque de précision. Les conditions météorologiques ne permettaient pas aux Français de régler leur tir pour répliquer, car le sommet du Chaberton restait voilé par les nuages.
Le à 10 heures, le ciel s’éclaircit et le lieutenant André Miguet, qui commandait les deux batteries de mortiers depuis l’Infernet, donna l’ordre d’ouvrir le feu. Il eut le temps de faire tirer trois coups qui s’approchèrent des tourelles du Chaberton, quand les nuages revinrent et lui masquèrent de nouveau sa cible. Le ciel se dégagea vers 15 h 30 et le duel d’artillerie reprit. Miguet multipliait les coups qui encadraient les tourelles du Chaberton, observant les impacts, en liaison avec les observateurs du Janus qui lui signalent les coups longs dont les impacts lui étaient invisibles. Un des deux 280 de Poët-Morand, commandés par le sous-lieutenant Fouletier, mit un coup au but sur la tourelle 1 à 17 h 15. À 17 h 30 la tourelle 3 fut touchée, et se déclencha un incendie qui fut bien près de gagner le dépôt de munitions situé en contrebas. À 18 h 5 la tourelle 2 reçut un coup au but tiré par le lieutenant Henri Coste du 91e BCA, puis la 6. « Manifestement, le Chaberton n’a pas repéré cet adversaire qui l’inquiète, car il tire sur le Fort des Trois-Têtes » écrira dans son rapport le lieutenant Miguet. Le feu cessa à 20 heures. Au total ce jour-là 6 tourelles sur les 8 furent touchées, et les Italiens eurent à déplorer 9 tués et une cinquantaine de blessés. Le Chaberton n’était pas totalement hors de combat, les tourelles 7 et 8 continuèrent à tirer les trois jours suivants, sans être atteintes par l’artillerie française, jusqu’au cessez-le-feu et à l’armistice du 24 juin 1940.
Jusqu’en 1947, le mont Chaberton faisait partie intégrante du territoire italien. Il fut annexé à la France à l’issue de la seconde guerre mondiale.

# | Du Refuge de Napoléon à la Grande Muraille des Alpes - France / Italie |
Niveau de difficulté | 5/5 |
Distance parcourue | 25 km |
Dénivelé positif cumulé | +1692 m |
Dénivelé négatif cumulé | -2074 m |
Nature | 5/5 |
Culture | 5/5 |
Rencontre | 3/5 |
Confort | Auberge |
Temps de marche | 12 - 13 h |
Jour 6 : Plampinet - Caserne du Pas de la Mulatiera - Fort de Bramafam - Bardonecchia
Après une belle nuit récupératrice et un petit déjeuner copieux, nous remonterons la piste descendue la veille et le torrent des Acles sur 3,5km puis nous bifurquerons vers le nord en direction du col des Acles situé à 2273m d’altitude le tout sous couvert des arbres. Puis nous longerons la base du sommet du Charra pour rejoindre la caserne du Pas de la Mulatiera quelque cent mètres plus haut et ainsi repasser une seconde fois la frontière Italienne. La caserne est un bâtiment de deux étages pouvant acceuillir jusqu’à 120 hommes et a été construit en 1939 à une altitude de 2 410 m. Son intérêt réside dans les dessins et écrits préservés même si année après année, ils s’effacent de plus en plus plus. Depuis le pas vous pourrez observer la tour Jaune de Barrabas, un éperon rocheux impressionnant.
Nous continuerons notre route en direction des bunkers qui sont parsemés tout le long de la crête de la Mulatiera. Il y a en tout cinq ouvrages constitués de plusieurs blocs qui surveillaient la frontière. La plupart sont malheureusement détruits et leur histoire est perdue. Notre chemin croisera ensuite le sentier Balcone qui descend à travers la forêt en direction de Badonecchia. Puis nous suivrons la piste de ski jusqu’à une petite auberge ou nous pourrons boire un verre avant de descendre plus bas.
Peu avant d’atteindre la ville de Bardonecchia, nous ferons un petit détour par le fort de Bramafan. Après un petit tour rapide du lieu, nous finirons notre parcours en traversant la rivière de la vallée Stretta pour enfin rejoindre Bardonecchia et notre hôtel.
- Hébergement : Airbnb – logement complet / hotel
- Petit déjeuner et déjeuner
- 1 à 2 accompagnateurs IDTrek francophone, anglophone, russophone
Histoire des forts :
Le fort de Bramafan : fortification construite entre 1874 et 1889 et l’une des plus grandes œuvres fortifiées de la fin du vingtième siècle dans les Alpes cottiennes. Il a été construit pour défendre la ligne de chemin de fer de Turin-Modane. Le fort, comptait plus de 200 unités, et contrôlait le village de Bardonecchia et les vallées de Rho et de Fréjus et gardait sous le feu l’entrée italienne du tunnel ferroviaire de Fréjus à partir duquel pouvait surgir d’éventuelles attaques françaises. Bramafam a adopté les premières installations blindées utilisées par les fortifications italiennes. Partiellement désarmé pendant la 1ère Guerre Mondiale, le fort a été utilisé comme camp de prisonniers pour les Autrichiens qui travaillaient dans la région pour entretenir les routes militaires et le tunnel de Fréjus. Le 21 juin 1940, lors de l’offensive italienne contre la France, le fort est visé par l’artillerie ennemie et des bombes larguées par sept avions français : les dégâts sont limités à quelques structures extérieures. En septembre 1943, il est occupé par une petite garnison allemande puis abandonné par les derniers Allemands en retraite dans la matinée du 27 avril 1945.

# | Du Refuge de Napoléon à la Grande Muraille des Alpes - France / Italie |
Niveau de difficulté | 4/5 |
Distance parcourue | 22,11 km |
Dénivelé positif cumulé | +1257 m |
Dénivelé négatif cumulé | -1484 m |
Nature | 5/5 |
Culture | 5/5 |
Rencontre | 3/5 |
Confort | Hôtel |
Temps de marche | 9 - 10 h |
Jour 7 : Bardonecchia - Fort Föens - Fort Jafferau - Halte de Valfredda
Aujourd’hui, nous allons grimper le deuxième sommet de plus de 2800m. Nous allons démarrer la journée tôt, traverser la rivière de Bardonecchia, puis remonter de l’autre côté de l’autoroute pour rejoindre le village de Millaures, puis nous allons progresser à travers bois et en remontant les pistes de ski pour rejoindre la station d’épuration I Baccini. Il nous restera alors à suivre une piste carrossable qui nous emmènera jusqu’au fort Föens. Cette piste est l’ancienne route militaire qui relie le Fort Föens à Bardonecchia et aux autres forts, du Fenil, de Pramand et de Jafferau… Cette partie de la journée se fait à l’abri des sapins quasi tout le long.
Une fois le fort Föens visité, nous allons de nouveau couper à travers bois pour rejoindre un sentier qui monte au fort de Jafferau en surplombant la route carrossable et ainsi éviter les voitures touristiques et un long détour. De plus le couvert végétal disparaît complétement une fois le sentier atteint, ce qui nous permettra avec l’élévation du terrain de nous offrir une vue splendide sur la vallée de Oulx. Une fois le fort Jafferau atteint, c’est un panorama sur 360° qui s’offrira de nouveau à nous, avec les baraquements du fort en contrebas et à un peu moins de 5km, nous pourrons même apercevoir notre refuge qui nous attends. De l’autre côté, c’est le lac de Rochemolles, et sa vallée, la vallée de Bardonecchia, et de nouveau tout ce que vous aurez parcouru jusqu’ici, comme la batterie de la Mulateria et le mont Charberton…
Après une bonne pause bien méritée au sommet, et un déjeuner face à ce panorama, nous redescendrons tranquillement, en direction des baraquements puis du refuge en suivant la route militaire qui servait aux forts allant de celui du Frenil au Jafferau. Nous bifurquerons au Nord pour rejoindre le refuge en longeant le ravin qui mène au Refuge.
- Hébergement : Refuge
- Petit déjeuner et déjeuner
- 1 à 2 accompagnateurs IDTrek francophone, anglophone, russophone
Histoire des forts :
Fort Föens : Datant de 1897, la batterie de Foens est une forteresse remarquable, bien conservée. L’ouvrage est entouré de murs comportant des meurtrières pour les tirailleurs. Depuis l’entrée partiellement effondrée on accède au poste de garde, puis on trouve les entrepôts d’artillerie et enfin la caserne au toit blanc où les pièces de 150 mm étaient situées deux à deux, 4 sur le toit et 2 placées plus bas. Une connexion souterraine relie la caserne à la poudrière, elle est actuellement partiellement murée, mais peut être visitée. La poudrière est bien conservée et est assez grande. En faisant un tour le long des murs de la batterie : on peut apercevoir tous les quelques mètres une caponnière protégée par des fentes, la première que l’on croise est bien conservée et a une forme trapézoïdale. Dans les fentes de l’entrée principale se trouvent des écrits de soldats.
Fort Jafferau : Le Corps des Ingénieurs de l’Armée Italienne a construit cette structure défensive entre 1896 et 1898 pour protéger la frontière française. L’ouvrage s’étend sur toute la crête du mont Jafferau. Le fort ressemble à un château avec des tours crénelées, d’autant qu’il était équipé d’un pont-levis et entre les deux tours il y avait un blason en pierre. Sur la crête s’étale une rangée de 149 positions de canons placées deux par deux, avec entre chaque paire, un couloir de liaison avec un plafond voûté qui donne accès aux réserves de munitions. En contrebas des positions, un grand abri à trois étages regarde vers la caserne Jafferau. Sous la batterie se trouve la poudrière : une salle profonde composée d’une seule pièce ; et la salle de manœuvre : elle est constituée d’une galerie principale d’où partent 4 salles avec l’isolation en bois encore en place, le tout entouré d’une cavité carrossable. La batterie est située à 2800 mètres d’altitude et est la plus haute d’Italie.
Baraquements de Jafferau : Les soldats qui y stationnaient étaient bien malheureux : il n’y avait pas de lits donc ils dormaient sur de la paille, il n’y avait pas d’eau et il n’y avait pas de chauffage, et à cette époque les hivers étaient très rigoureux.

# | Du Refuge de Napoléon à la Grande Muraille des Alpes - France / Italie |
Niveau de difficulté | 4/5 |
Distance parcourue | 17.35 km |
Dénivelé positif cumulé | +1665 m |
Dénivelé négatif cumulé | -674 m |
Nature | 5/5 |
Culture | 5/5 |
Rencontre | 4/5 |
Confort | Refuge |
Temps de marche | 8 - 9 h |
Jour 8 : Halte de Valfredda - Fort Al Seguret - Fort Pramand - La Curva del Duce - Refuge Levi Molinari
Suivant les conditions météorologique et le niveau d’enneigement, cette étape sera privilégiée par le guide.
Nous commencerons la journée par un bon café qui nous permettra de prendre des forces puis nous entamerons la remontée du ravin que nous avons descendu la veille et ses 470m de dénivelé. Une fois la crête atteinte, nous la suivrons jusqu’au col de Vin Vert et nous redescendrons à nouveau environ 470m les lacets qui nous sépare du fort de Seguret. En descendant, nous passerons à côté des ruines de l’abri de Vin Vert qui servait d’écurie et de corps de garde. Le fort de Seguret est une ancienne caserne à deux étages qui est aujourd’hui également en ruine. Sa visite sera rapide mais restera intéressante.
Nous allons progresser ensuite dans l’un des endroits les plus insolites du parcours : le tunnel de Seguret qui relie le fort de Pramand à celui de Seguret. Le tunnel du Seguret, long de 786 m est habituellement rempli d’eau et sombre. L’intérieur est très humide en raison des infiltrations des cascades qui descendent du mont Seguret. Ce passage nécessite vigilance et attention. Il est traversé par des véhicules de tourisme remontant la route jusqu’au fort Jafferau. Pour le traverser à pied, il est nécessaire de se munir de bottes ou chaussures de type Gore Tex imperméables et de guêtres ou de simples chaussures d’eau si vous ne craignez pas l’eau froide, ainsi que d’une cape imperméable si possible fluorescente et une lampe torche ou lampe frontale de façon à voir mais aussi à être vu. En cas de trop grosse intempéries, il existe également un sentier qui contourne le tunnel pour faciliter la tâche des randonneurs.
Une fois le tunnel traversé, nous progresserons le long de la route militaire sur environ 2km en descente douce à travers bois pour rejoindre le Fort de Pramand situé sur une légère bute qui nous permettra d’observer la vallée d’Exiles – Oulx et le lac d’Orfù. L’entrée du site est occupé par la fontaine et les ruines de la caserne Colletto Pramand. Peu après, démarre sur la droite un chemin muletier qui mène rapidement à la poudrière, aujourd’hui partiellement murée. L’intérieur est exempt de dangers, mais monter l’échelle est dangereux pour deux raisons simples : les barreaux sont très glissants et le puits a 30 mètres de profondeur et sa sortie est murée donc il est inutile d’y monter. De plus cet escalier relie la salle de manœuvre, également accessible de l’extérieur. Une fois arrivés à ce dernier, qui ressemble à un petit abri, nous pouvons à nouveau pénétrer dans la montagne, par un long et large tunnel qui nous mène enfin à la Batterie.
Nous profiterons de la fin de visite pour nous restaurer puis nous entammerons la descente en suivant la route militaire qui mène au fort Fenil encore en activité et donc non visitable, c’est pourquoi nous le contournerons . Nous passerons à côté de la Curva del Duce, une inscription le long de la route faisant l’éloge du Duce Mussolini y est encore visible. Lorsque nous aurons atteint la route menant au fort Fenil, nous remonterons environ 450m de dénivelé sur les 5km qui nous sépare du refuge en longeant la piste à travers bois et forêt. Depuis le Tunnel de Séguret au refuge, la piste est carrossable et donc ne représente pas de difficulté particulière c’est pourquoi la progression sera rapide.
- Hébergement : Refuge
- Petit déjeuner et déjeuner
- 1 à 2 accompagnateurs IDTrek francophone, anglophone, russophone
Histoire des forts :
Fort Séguret et tunnel : année de construction 1901. La caserne du Séguret était destinée à l’habitation et à l’entrepôt. Environ 140 hommes pouvaient y stationner.
Fort Pramand : La fortification, qui abritait le 514th G.a.F. Batterie, se trouve à 2153 d’altitude et fait partie des batteries du XIXe siècle de la place militaire de Bardonecchia. La Batterie est de très grande envergure, sur deux étages composés de plusieurs pièces ; au rez-de-chaussée se trouvaient les logements et les cuisines ; de l’étage, il est possible d’accéder aux 4 installations de puits. Au bout du couloir se trouve une grande citerne d’eau ; à la place, sur la terrasse extérieure, il y a une plaque avec l’altitude écrite. Au sommet de l’ouvrage, on peut voir les puits où se trouvait l’artillerie Armstrong de type 149/35. Plus bas, sur un col se trouvent une batterie occasionnelle et un observatoire en pierre.

# | Du Refuge de Napoléon à la Grande Muraille des Alpes - France / Italie |
Niveau de difficulté | 5/5 |
Distance parcourue | 20,56 km |
Dénivelé positif cumulé | +1310 m |
Dénivelé négatif cumulé | -1716 m |
Nature | 5/5 |
Culture | 5/5 |
Rencontre | 4/5 |
Confort | Refuge |
Temps de marche | 10 - 11 h |
Variante Jour 8 : Halte de Valfredda - Passo et Lac Galambra - Passo Méridionale Dei Fourneaux- Cima della Monache - Refuge Levi Molinari
Suivant les conditions météorologique et le niveau d’enneigement, ainsi que le niveau du groupe cette étape pourra être proposée par le guide comme second choix potentiel pour la journée 8. En effet cette étape est plus technique et passe par des sentiers plutôt que des pistes carrossables. De plus une expérience en marche dans la neige est recommandée.
Nous commencerons la journée après le petit déjeuner, en longeant tout en remontant la vallée en direction de l’Est, sur environ 4,3km et presque 500m de dénivelé. Cette partie sera relativement plaisante et simple. Lorsque nous aurons atteint le pied du Col de Galambra, commencera alors une ascension plus abrupte et robuste. Toutefois le panorama qu’offre la vue au sommet du col est splendide et permet l’observation de deux vallées conjointes séparées par le flanc de montagne que vous venez de gravir. C’est le deuxième sommet le plus haut du parcours avec ses 3122m d’altitude après le Chaberton.
Nous redescendrons en direction du Lac de Galambra par le pas méridionale des Fourneaux ce qui nous permettra d’observer cet ancien lac glaciaire mais aussi l’abri du Galambra. Nous continuerons ainsi de descendre jusqu’au lac de la Monache et sa vierge pour rejoindre la vallée du Galambra. Une fois les bois atteint, 1,5 km nous sépare du refuge Levi Molinari. Bien que 8km plus courte, cette étape nous prendra une bonne partie de la journée, alors une fois arrivée, profitez d’une bière fraîche et de l’ombre des arbres.
- Hébergement : Refuge
- Petit déjeuner et déjeuner
- 1 à 2 accompagnateurs IDTrek francophone, anglophone, russophone
Histoire des forts :
L’abri du Galambra : Sur le plateau on trouve différents bâtiments : l’abri I pour 60 hommes et le IV pour officiers et entrepôt, les deux bâtiments sont sur deux étages et un est encore en bon état. Un peu plus haut, deux autres refuges étaient en construction, et on note aussi l’arrivée du téléphérique Laghi delle Monache – Galambra. Les environs regorgent de rouleaux de barbelés, attention lors de la progression.

# | Du Refuge de Napoléon à la Grande Muraille des Alpes - France / Italie |
Niveau de difficulté | 5/5 |
Distance parcourue | 12.74 km |
Dénivelé positif cumulé | +856 m |
Dénivelé négatif cumulé | -1262 m |
Nature | 5/5 |
Culture | 1/5 |
Rencontre | 1/5 |
Confort | Refuge |
Temps de marche | 6 - 7 h |
Jour 9 : Refuge Levi Molinari - Lac et glacier d'Ambin - Refuge Levi Molinari
Bien que courte en distance, la journée n’est pas à prendre à la légère, le chemin qui mène au glacier se fait tout d’abord par une piste forestière dans un premier temps mais se poursuit rapidement sur un sentier qui monte progressivement (200m/km) puis de façon bien plus abrupte et raide, au travers de multiples lacets, ce sentier nous mènera au col d’Ambin. Nous repasserons alors la frontière Française et pourrons admirer le lac d’Ambin et son glacier.
Nous descendrons jusqu’au lac pour profiter d’une pause méritée et y pique-niquerons en compagnie des bouquetins. Puis après avoir tenté de photographier ces splendides animaux, nous redescendrons par le même chemin.
- Hébergement : Refuge
- Petit déjeuner et déjeuner
- 1 à 2 accompagnateurs IDTrek francophone, anglophone, russophone

# | Du Refuge de Napoléon à la Grande Muraille des Alpes - France / Italie |
Niveau de difficulté | 4/5 |
Distance parcourue | 9,5 km |
Dénivelé positif cumulé | +1315 m |
Dénivelé négatif cumulé | -1315 m |
Nature | 5/5 |
Culture | 1/5 |
Rencontre | 4/5 |
Confort | Refuge |
Temps de marche | 7 - 8 h |
Jour 10 : Refuge Levi Molinari - Grand Pertus - Exilles
Nous allons démarrer la journée par une ascension relativement importe, d’environ 5km pour rejoindre le pas Clopacà sur le mont du même nom à 2738m d’altitude soit environ 900m. L’effort principal de la journée sera alors accompli. Et la récompense sera une longue crête que nous longerons en descendant en direction du Gran Pertus. Face à nous la vallée de la Susa qui mène à la plaine de Turin s’étalera de tout son long. D’ici nous pouvons apercevoir la fin des alpes et la vaste plaine nord d’Italie qui se prolonge à perte de vue. La crête étant plutôt large, il n’y a pas de difficulté particulière à la parcourir.
Alors que nous descendons, sur notre gauche la vallée de la Clarée se dévoile, tandis que sur la droite la vallée de la Susa se poursuit jusqu’à notre objectif final de la journée, la ville d’Exilles et son fort que nous apercevons déjà. Depuis le Gran Pertus (nommé aussi les 4 Dents), nos yeux ébahis par l’immensité du décor qui s’ouvre à nous, pourrait au détour d’un virage tomber nez à nez avec un troupeau de bouquetins.
La descente vers Exiles se fera par un sentier de montagne qui laissera petit à petit les alpages derrière lui pour céder la place aux sapins et forêts ombragées. Peu avant de rejoindre l’autoroute, nous apercevrons alors le fort Exilles qui de son long s’étale sur un éperon rocheux. Mais nous laisserons la visite du fort au lendemain, ce soir, nous nous reposerons en chambre d’hôtes avant de continuer notre parcours.
- Hébergement : chambre d’hôtes
- Petit déjeuner et déjeuner
- 1 à 2 accompagnateurs IDTrek francophone, anglophone, russophone

# | Du Refuge de Napoléon à la Grande Muraille des Alpes - France / Italie |
Niveau de difficulté | 4/5 |
Distance parcourue | 16,73 km |
Dénivelé positif cumulé | +1034 m |
Dénivelé négatif cumulé | -1999 m |
Nature | 5/5 |
Culture | 4/5 |
Rencontre | 4/5 |
Confort | Chambre d'hôtes |
Temps de marche | 8 - 9 h |
Jour 11 : Exilles - Col de l'Assietta - Batteries de Mouttas et de Gran Costa - Refuge Assietta Jack Canali
Cette journée démarre par la visite de l’imposant fort d’Exilles dont l’histoire remonte au 7éme siècle. Puis nous progresserons le long de la rivière pour prendre un sentier qui monte le versant à travers bois. Aujourd’hui nous ne ferons que monter, à notre rythme certes mais la progression jusqu’au col de l’Assietta sera à l’abri des sapins et sera donc ombragée ce qui facilitera notre effort.
Arrivé au col, nous bifurquerons à l’Ouest pour une fois, en suivant la ligne de crête qui nous permettra de savourer la vue sur la vallée de la Susa dont nous venons et sur celle du torrent de Chisone. Au loin nous apercevrons notre objectif final : Fenestrelle. Le plateau juste en dessous est nu et rocheux, il n’y aura plus une seule ombre mais comme nous y arriverons en milieu d’après midi, le soleil sera déjà passé. Tout au sommet de la montagne, se trouve depuis 1882 un grand obélisque de pierre surmonté d’un aigle de bronze à la mémoire de la bataille de l’assietta qui s’y est déroulé ici en 1747. À quelques mètres de l’obélisque se trouve une stèle en mémoire du général français Louis Armand de Fouquet de Belle-Isle, qui s’y est battu, et y a trouvé la mort. Nous rejoindrons le refuge de l’Assietta Jack Canali à peine 2 km après être passé par le col. Nous pourrons y poser nos affaires, et pour ceux qui le souhaitent, nous pouvons poursuivre notre route déchargé de nos sacs pour aller jusqu’aux batteries de Mouttas et de Gran Costa et ainsi faire une boucle en revenant au refuge. Ces deux Batteries sont fortement endommagées mais la vue panoramique qu’elles offrent est incontournable. De Exilles jusqu’au refuge, la distance est d’environ 16km, comptez 850m pour n’aller qu’à la batterie de Mouttas et en revenir et 6 km de plus pour la boucle complète.
- Hébergement : Refuge
- Petit déjeuner et déjeuner
- 1 à 2 accompagnateurs IDTrek francophone, anglophone, russophone
Histoire des forts :
Fort d’Exilles : Une première tour lombarde existe au 7e siècle : mais est détruite par les Francs. Succède alors un château fort construit sur un éperon rocheux dans la deuxième moitié du 12e siècle ; appartenant alors au Dauphiné de Viennois. Après le rattachement du Dauphiné au royaume de France en 1349, ce château est constamment agrandi et amélioré par les ingénieurs du roi de France, étant en position avancée sur le versant italien des Alpes et sert ainsi de dépôt d’armes à la fin du 15e siècle. Le duché de Savoie s’en emparera en 1593 puis de nouveau en 1713. Il est pris en juillet 1794 par les armées révolutionnaires. Jugé menaçant pour la France, le traité de Paris prévoit sa destruction à la fin de 1800. Le fort est reconstruit pour contenir une éventuelle menace venant de la France post-révolutionnaire, par Antonio Olivero et Giuseppe Rana (1818-1829). Il est financé par l’indemnité de guerre versée par la France et est encore modernisé jusqu’à la fin du 20e siècle. Les progrès des troupes de montagne le rendent obsolète, et il devient une simple base arrière à partir de 1889 puis il est désarmé en 1915 lors de l’entrée en guerre de l’Italie contre l’Autriche, et sert de camp de prisonniers de guerre jusqu’en 1918, puis de centre de mobilisation, avant d’être abandonné en 1943 par le 3e régiment de chasseurs alpins.
Sous le règne du roi de France Louis XIV, le fort d’Exilles a été le lieu d’enfermement pendant plusieurs années de l’homme au masque de fer, qui avait précédemment été emprisonné à Pignerol et sera, après Exilles, retenu dans l’île Sainte-Marguerite en face de Cannes, puis à la Bastille à Paris.
Bataille de l’Assietta : Le plateau de l’Assietta est particulièrement célèbre car, au sommet et dans ses environs, la bataille de l’Assietta s’y est déroulée en juillet 1747 au cours de la guerre de Sucession d’Autriche. Le général français Louis Armand de Fouquet de Belle-Isle dit le chevalier de Belle-Isle est parvenu avec l’une de ses colonnes, jusqu’au pied des retranchements du passage d’Exilles. Une autre colonne tourne avec beaucoup d’efforts les sinuosités de la montagne, et doit dominer les troupes sardes. Une troisième, qui forme l’arrière-garde, marche avec un train d’artillerie qui s’avance lentement dans ces lieux escarpés. Le chevalier de Belle-Isle précipite son attaque avant l’arrivée des deux colonnes qui devaient en assurer le succès. Plus de 5 000 Français sont tués et ils doivent se replier. Alors Belle-Isle, forme une colonne d’officiers et la met en tête du régiment de Bourbonnais et de celui d’Artois. Il tente une seconde attaque désespérée. Saisissant le drapeau du régiment de Bourbonnais, aux quartiers bleu d’azur et violets, et le brandissant au-dessus de sa tête, il marche au premier rang et court planter le drapeau sur les retranchements piémontais. Puis, pour ne pas l’abandonner, il saisit des deux mains les palissades. Les deux mains coupées, il s’accroche aux palissades avec les dents et se fait tuer sur place avec les colonels de Gohas et de Brienne et presque tous les officiers. Les deux régiments se font hacher sur le corps de leur général. Le soir, le régiment Bourbonnais, le plus éprouvé, n’a plus que deux officiers et 140 hommes présents. Sans compter les blessés, il y a eu 60 officiers et 830 hommes tués. Les troupes françaises, défaites, s’en retournent en France. Les ossements du chevalier de Belle-Isle sont inhumés dans le caveau du chœur de l’église métropolitaine d’Embrun.

# | Du Refuge de Napoléon à la Grande Muraille des Alpes - France / Italie |
Niveau de difficulté | 4/5 |
Distance parcourue | 22,44 km |
Dénivelé positif cumulé | +2233 m |
Dénivelé négatif cumulé | -602 m |
Nature | 5/5 |
Culture | 5/5 |
Rencontre | 4/5 |
Confort | Refuge |
Temps de marche | 11 - 12 h |
Jour 12 : Refuge Assietta Jack Canali - Fort du Gran Serin - Fort de Finestre - Refuge Locanda lago delle rane
Nous allons passé la majeure partie de cette journée au soleil en parcourant le plateau et les monts de l’Assietta, le long des crêtes avec toujours en ligne de mire, la vallée de Susa et celle de Chisone. Pour commencer nous allons rebrousser chemin jusqu’au col de l’Assietta et après environ 4,2km nous rejoindrons le Fort du Gran Serin. 1km plus loin nous apercevrons la Caserne du Fort Gran serin et son lac de montagne. Puis nous poursuivrons notre de cime en cime en suivant en continue la route carrossable qui monte jusque là. Nous passerons successivement les cimes de la Valette, de Ciantiplagna, le col de la Vecchia et celui de Finestre.
Entre la cime de Ciantiplagna et le col de Vecchia, nous croiserons le fort de Meddizo qui ne paye pas de mine mais a joué un rôle très important dans l’histoire militaire du secteur. Ici les visiteurs peuvent profiter de la vue sur la montagne Rocciamelone et le lac Moncenisio, et comprendre l’importance stratégique de cet emplacement dans les communications militaires. Au col de Finestre, c’est le fort du même nom que nous pourrons visiter. Il est actuellement dans de mauvaises conditions de conservation. Le pont-levis et son avant-corps ont disparu et l’entrée se fait donc par des brèches dans le mur extérieur. Le couloir du rez-de-chaussée est libre et les différentes pièces peuvent être visitées. Au contraire, le plancher du deuxième étage a été entièrement enlevé.
Depuis le fort de Finestre, il nous restera alors que 3km pour rejoindre notre refuge du jour.
- Hébergement : Refuge
- Petit déjeuner / déjeuner / dîner
- 1 à 2 accompagnateurs IDTrek francophone, anglophone, russophone
Histoire des forts :
Fort du Gran Serin : La forteresse, construit en 1884, faisait partie des défenses frontalières du nord-ouest, contrôlant l’accès par les Vallées de Susa et de Chisone. La position du fort permettait une couverture d’artillerie du pic Assietta au Monte Gran Costa, protégeant également la vallée de Galambra. Elle était équipée de positions d’artillerie, de casernes et d’une poudrière protégée. La structure est typique de l’ingénierie militaire italienne du XIXe siècle, intégrant l’architecture défensive en terrain montagneux.
Fort de Mezzodi : À la fin du XIXe siècle, un réseau de stations héliographiques a été mis en place pour améliorer la communication entre les fortifications dans les vallées de la Susa et du Chisone. Le fort del Mezzodi, est un site historique qui met en valeur les vestiges d’un télégraphe optique de cette époque. Il s’agit d’un véritable poste d’observation avec sa vue sur la montagne Rocciamelone et le lac Moncenisio, et démontre ainsi l’importance stratégique de cet emplacement dans les communications militaires de l’époque. Le site fait partie d’un réseau plus large qui comprenait les forts de Gran Serin, Momcenisio et Fenestrelle, soulignant son rôle dans les stratégies de défense régionales.
Fort de Finestre : Ce fort militaire qui a été construit à l’abri de la paroi rocheuse surplombant le Col de Finestre était en soutien des autres forts des places fortes de Fenestrelle et Assietta. Sa position isolée le protégeait complètement de la vue du côté du Val Chisone. Il était muni de 2 canons Gruson escamotables de 57 mm. Le fort ne fut utilisé que quelques années après sa construction et, comme tous les forts de la région, il fut privé de son armement pendant la Première Guerre mondiale qui fut amené sur le front oriental italien. Après la Première Guerre mondiale, le fort ne fut plus réarmé et en 1928 il fut définitivement mis hors service. Le fort n’était pas inclus dans les fortifications du Mur occidental des Alpes car il était trop éloigné des frontières du Royaume et n’a donc même pas été utilisé pendant la Seconde Guerre mondiale. On distingue encore clairement sur le toit, les deux emplacements réservés aux canons.
Histoire du cyclisme Italien :
Le col de Finestre : Le Tour d’Italie emprunte pour la première fois les routes du col de Finestre en 2005, à l’occasion de la 19e étape se disputant entre Savillan et Sestrières. Il réempruntera ce col durant la 20e étape du Tour d’Italie 2011 et lors du Tour d’Italie 2015, lors de la 20e et avant-dernière étape dont l’arrivée est de nouveau jugée à Sestrières. En 2015 et 2018, le col du Finestre constitue la Cima Coppi du Giro, c’est-à-dire le plus haut col du Tour d’Italie.

# | Du Refuge de Napoléon à la Grande Muraille des Alpes - France / Italie |
Niveau de difficulté | 4/5 |
Distance parcourue | 18,75 km |
Dénivelé positif cumulé | +555 m |
Dénivelé négatif cumulé | -1170 m |
Nature | 5/5 |
Culture | 5/5 |
Rencontre | 3/5 |
Confort | Refuge |
Temps de marche | 6 - 7 h |
Jour 13 : Refuge Alpe Pintas - Fort Serre Marie - Fenestrelle
Cette avant-dernière étape est courte mais nous permettra ainsi de profiter de la journée entière du lendemain pour visiter la Grande Muraille des Alpes, en ayant eu le temps de se reposer. De plus elle est particulièrement facile car en descente relativement douce sur une piste carrossable sur plus de 5 kilomètres. En effet, après le petit déjeuner, nous allons rejoindre la route militaire en gravissant à peine 90m de dénivelé, ce qui après toutes ses journées à crapahuter dans la montagne ne représentera plus aucun effort pour vous… Puis nous suivrons la route jusqu’au fort Serre Marie et son poste de garde associé que nous croiserons après 2,2 km de marche. Nous avons tout le temps de les visiter.
Après la visite, il nous restera plus qu’à rejoindre le village de Pequerel en suivant la voie militaire. Ce petit village protéger sur son flanc nord par un mur épais, est typique du Piémont avec ses maisons en pierre et ses rues étroites. De Pequerel, nous prendrons un sentier qui coupe à travers champs et rejoint la forêt. De nombreux lacets plus bas et nous serons déjà arrivé à Fenestrelle. Nous en profiterons pour déjeuner en ville.
- Hébergement : Hôtel
- Petit déjeuner
- 1 à 2 accompagnateurs IDTrek francophone, anglophone, russophone
Histoire des forts :
Fort Serre Marie : Construit en 1892 pour défendre la haute vallée et la route du Fort des Vallées, le Fort Serre Marie, qui pouvait contenir 200 hommes, a un plan rectangulaire avec un toit plat sur lequel sont placées des pièces d’artillerie disposées en barbette et des emplacements pour mortiers. Il s’agit d’une batterie de protection de la forteresse de Fenestrelle. Dans l’entre-deux-guerres, le Fort Serre Marie servait de dépôt et d’entrepôt de munitions, ainsi que d’abri pour les troupes.
Blockhaus ou Poste de garde Falouel : Il s’agit d’une grande caserne cubique pouvant accueillir environ soixante-dix tirailleurs, située juste au-dessus du fort de Serre Marie qu’elle était censée protéger. Construite en 1892 à 1930 m d’altitude, elle est divisée en trois étages.

# | Du Refuge de Napoléon à la Grande Muraille des Alpes - France / Italie |
Niveau de difficulté | 3/5 |
Distance parcourue | 9,80 km |
Dénivelé positif cumulé | +90 m |
Dénivelé négatif cumulé | -837 m |
Nature | 5/5 |
Culture | 3/5 |
Rencontre | 3/5 |
Confort | Hôtel |
Temps de marche | 3 h |
Jour 14 : Fenestrelle - Fort Mutin - La Grande Muraille des Alpes - Fenestrelle
La journée sera consacrée à la découverte de la Grande Muraille des Alpes ou forteresse de Fenestrelle et de son histoire. Nous commencerons par rejoindre le mont Mutin, en traversant le torrent de Chisone puis nous continuerons à travers bois pour découvrir l’emplacement de l’ancien fort Mutin. Aujourd’hui, il ne reste du fort Mutin que quelques ruines visibles à travers la végétation qui l’a envahi, sa visite sera rapide, toutefois depuis cette position nous pourrons observer la forteresse de Fenestrelle qui gravit la montagne sur plus de 3km. Nous descendrons la colline pour rejoindre la route nationale 23 puis la longerons pour pouvoir observer le château Arnaud et la redoute de Charles-Albert qui remplaça le fort Mutin.
Nous remonterons au parking de la forteresse de Fenestrelle par un petit sentier qui traverse la forêt jusqu’au premier fort San Carlo. La visite de la forteresse nous prendra une bonne part de la journée. Arrivé au point haut et à la sortie du Fort des Vallées, nous redescendrons par un sentier qui traverse la forêt en longeant la forteresse et rejoindrons ainsi la ville de Fenestrelle pour prendre un dernier repas tous ensemble.
- Hébergement : Hôtel
- Petit déjeuner et déjeuner
- 1 à 2 accompagnateurs IDTrek francophone, anglophone, russophone
Histoire des forts :
Le colombier ou château Arnaud : À proximité de la forteresse de Fenestrelle, le Château Arnaud, bâti au 14e siècle lors de l’annexion de Fenestrelle par la France en 1349, est converti en colombier. De base carrée, le petit bâtiment est longtemps resté le siège du représentant du Dauphin pour le haut Val Cluson.
Le fort Mutin : La construction du fort Mutin commence en 1694 sur l’ordre de Louis XIV avec l’objectif de contrôler la vallée et bloquer d’éventuelles attaques des troupes venant de Pignerol. Lors de sa visite en 1700, Vauban critique sévèrement l’édifice, lui trouvant une faiblesse due au relief et aurait préféré le démanteler. Cependant, au vu de la situation politique de l’époque et du coût des travaux, il tentera de combler ce défaut par la construction de huit redoutes. Le 31 août 1708, après quinze jours de siège, un bombardement fait exploser le magasin à poudre. Le fort se rend aux armées Savoyardes et la commune de Fenestrelle est cédée par la France à la Savoie par le traité d’Utrecht (1713). Le duc Victor-Amédée II le fait restaurer et tourne ses canons en direction de la France. Il restera actif pour éviter un retour des Français jusqu’en 1736, où il est partiellement abattu pour la construction de la redoute Charles-Albert qui le remplace définitivement.
La Grande Muraille des Alpes : La vallée n’étant fortifiée que par le fort Mutin, qui devient obsolète, Victor-Amédée II décide de faire construire en 1728 pour défendre l’acquisition de Fenestrelle, un nouveau fort : le fort des Vallées, à 1 800 m. cet emplacement stratégique à la cime du mont Panaia permet de contrôler la vallée à 360°. Il est composé de trois redoutes, chacune pouvant être autonome afin de soutenir un siège. Durant les cent-vingt années qui suivirent, trois autres forts sont ajoutés :
-
Le fort des Trois Dents : Situé à 1 400 m d’altitude, ce fort tient son nom des trois pointes rocheuses sur lesquelles il a été construit en 1692 par le général Catinat, pour le compte de la France, ce qui en fait la plus ancienne construction de la forteresse de Fenestrelle. Après le traité d’Utrecht, elle fut agrandie. La guérite du Diable construite sur un éperon rocheux, domine le fort de 20 m et est ainsi un excellent poste d’observation qui permet une vue parfaite sur la vallée. L’ancien fort est ainsi intégré à l’ensemble en 1727.
-
Le fort San Carlo : Construit au point le plus bas (1135m) entre 1731 et 1789, le fort San Carlo est le plus important et le mieux conservé de l’ensemble de la fortification. C’est ici que se trouve l’entrée réservée aux officiers de haut rang, aux ambassadeurs et aux nobles, la Porte Royale. C’est de ce fort, sous la tour du clocher, que démarre le fameux escalier couvert.
-
La redoute Charles-Albert : La redoute Charles-Albert, est construite en 1836 sur la rive gauche du Cluson en remplacement de l’ancien fort Mutin. Elle était constituée à l’origine de deux édifices de part et d’autre de la route nationale 23 dont l’un a été détruit en juillet 1944 par des partisans dans le but de ralentir l’avancée allemande vers la haute vallée. La structure encore existante a la forme d’une pyramide tronquée de base carrée, pourvue de cinq niveaux dont deux sous le niveau de la route.
Ces forts sont reliés sur une longueur de 3 km par des murailles, 7 redoutes et un long couloir abritant un escalier couvert ainsi qu’un escalier extérieur appelé escalier royal. L’escalier couvert est une construction unique en son genre en Europe ; une galerie en arcade, couverte, composée de 4 000 marches et protégée par des murs de 2 m d’épaisseur. D’une longueur de 2 km et de 530 m environ de dénivelée, cet escalier est une colonne vertébrale permettant de garder un lien permanent entre chaque élément de la forteresse, en la traversant du point le plus bas au point le plus haut. L’escalier est pourvu de cinq ponts à papillons découvrant des fosses de 5 à 6 mètres. Une seconde voie d’accès, extérieure, permet de relier le bas au haut de la forteresse. Partant de la Porte Royale, un chemin monte en lacet du fort San Carlo au fort Trois Dents. Un second escalier couvert de 300 marches et éclairé de meurtrières court jusqu’au-dessus de la guérite du Diable. De là, l’Escalier Royal, composé de 2 500 marches, fait le lien entre le fort Trois Dents, et la batterie Santa Barbara, ainsi que le fort des Vallées.
Fenestrelle devient alors la plus vaste forteresse d’Europe avec 1 300 000 m2 et contrôle la vallée de Montgenèvre à Turin. Essentiellement dissuasive, la forteresse de Fenestrelle n’a jamais eu à soutenir de siège et servit de prison politique du 6 juillet 1809 au 30 janvier 1813 pour le cardinal Bartolomeo Pacca, vice-secrétaire d’État du pape Pie VII, sur l’ordre de Napoléon, pendant que le pape était exilé à Savone jusqu’en juin 1812. À la suite de la proclamation du royaume d’Italie en 1861, les soldats des armées pontificales et siciliennes refusant de prêter serment au nouveau roi sont emprisonnés dans la forteresse.
La forteresse est ensuite convertie en dépôt d’artillerie dans les années 1920. Le fort Charles-Albert est dynamité par les partisans en 1943. Abandonnée, la forteresse s’est dégradée avec le temps mais est en cours de restauration.

# | Du Refuge de Napoléon à la Grande Muraille des Alpes - France / Italie |
Distance parcourue | 9,5 km |
Dénivelé positif cumulé | +801 m |
Dénivelé négatif cumulé | -801 m |
Nature | 3/5 |
Culture | 5/5 |
Rencontre | 3/5 |
Confort | Hotel |
Temps de marche | 5 - 6 h |
Jour 15 : Fenestrelle - Gare de Grenoble - Lyon Saint Exupéry
Notre aventure se termine, et il est temps pour vous de revenir aux temps modernes, pleins de souvenirs, d’histoires et de batailles à raconter à vos proches. Nous vous raccompagnons à l’aéroport ou à la gare en fin de matinée. Le départ sera fonction du premier vol prévu. Si l’ensemble des vols est en fin de journée, vous pourrez profiter de la matinée complète.
- Transfert à la gare de Grenoble ou à l’aéroport de Lyon Saint Exupéry
- 1 à 2 accompagnateurs IDTrek francophone, anglophone, russophone
- Temps de transport : 4h33

# | Du Refuge de Napoléon à la Grande Muraille des Alpes - France / Italie |
Nature | 5/5 |
Culture | 1/5 |
Rencontre | 3/5 |
Temps de transport | 4h33 281 km |
Inclus
- Jour 1 - Transfert depuis l'aéroport/gare de Lyon-Saint-Exupéry ou de la gare de Grenoble jusqu'au Refuge Napoléon
- Jour 15 - Transfert depuis Fenestrelle jusqu'à la gare de Grenoble ou l'aéroport/gare de Lyon-Saint-Exupéry
- Véhicule de type Van pour le transport avec chauffeur
- Jour 1 - Refuge Napoléon du col d'Izoard (Nuitée + petit-déjeuner)
- Jour 2 - Hôtel Le petit Cerf en demi-pension (Nuitée + dîner + Petit-déjeuner)
- Jour 3 - Auberge de la Paix (Nuitée + Petit-déjeuner)
- Jour 4 - Anova Hotel & Spa en demi-pension (Nuitée + dîner + Petit-déjeuner)
- Jour 5 - Auberge de la Cleida en demi-pension (Nuitée + dîner + Petit-déjeuner)
- Jour 6 - Airbnb ou hôtel (Nuitée + petit-déjeuner)
- Jour 7 - Refuge (Nuitée + petit-déjeuner)
- Jour 8 - Refuge (Nuitée + petit-déjeuner)
- Jour 9 - Refuge (Nuitée + petit-déjeuner)
- Jour 10 - Chambre d'hôtes (Nuitée + Petit-déjeuner)
- Jour 11 - Refuge (Nuitée + Petit-déjeuner)
- Jour 12 - Refuge Locanda lago delle rane en demi-pension (Nuitée + dîner + Petit-déjeuner)
- Jour 13 - Hôtel Le petit Fenestrelle (Nuitée + Petit-déjeuner)
- Jour 14 - Hôtel Le petit Fenestrelle (Nuitée + Petit-déjeuner)
- Pique-nique inclus * 13 jours
- Hébergement en dortoir dans les refuges
- Hébergement dans les hotels en chambre twins/double ou triple
- Possibilité de transport de vos bagages d'hébergement en hébergement avec supplément à partir de 150€ / personne (suivant nombre de participant)
- Services de 1 guide de IDTrek francophone, anglophone et russophone
- Hébergement et pension pour les guides, chauffeurs et accompagnateurs
- Une trousse de secours collective
- Eau potable (2L) par personne et par jour
Non Inclus
- Vol international et national : Billets d'avion pour la France et l'aéroport de Lyon Saint Exupéry
- Hébergement avant/après le trek ainsi que les transfert en cas d'arrivée antérieur et départ postérieur à la date fixée
- Le déjeuner du jour 1 et le diner du jour 1 / 3 / 6 à 11 / 13 -14
- Les repas dans les restaurants notamment des jours 1 / 3 / 6 à 11 / 13 -14
- Chambre individuelle (supplément sur demande et selon disponibilité)
- Sac de couhage et matelas non inclus
- Frais d'entrée pour la visite des forts non libre d'accès
- Autres dépenses personnelles
- Pourboires
- Assurance rapatriement une assurance accident / médicale une assurance maladie / assurance contre le vol de matériel et effets personnels
- Pour les voyages de type aventure, avec haute montagne, trekking ou autre sport d’aventure : une assurance couvrant les éventuels frais de sauvetage. Assurance annulation.
Conditions de ventes du voyage
Souscrire une Assurance voyage IDTrek avec notre partenaire en cliquant ici.
Les demandes de participation sont acceptées jusqu’au 27/05. La quantité minimale pour confirmer le groupe est de 2 personnes minimum, et maximum 8 personnes.
Notre van démarre de l’aéroport-gare de Lyon Saint-Exupéry pour récupérer les membres du groupe issus de France ou de l’international, puis passe à la gare de Grenoble pour les personnes qui souhaitent participer au trek et qui vivent déjà dans la région grenobloise ou à proximité.
Il est également possible de ne pas faire l’intégralité du trek, en entrant ou en sortant à différentes gares. En effet, nous traverserons des communes où il y a des gares qui vous permettront de rejoindre ou de quitter le groupe à intervalles réguliers. Si vous le souhaitez, vous pouvez donc nous écrire afin de préciser le lieu d’entrée ou de sortie souhaité de façon à ce que notre équipe vous transmette un devis adapté et un lieu de rendez-vous.
Entrées et sortie possibles :
- Jour 4 : Briançon
- Jour 6 : Bardonecchia
- Jour 10 : Exilles
Notes et instructions :
Equipement :
- Chaque participant se déplace avec un sac à dos de 60 litres maximum (appareil photo, pique-nique, vêtements de trek et de protection, eau et ustensiles personnels, sac de couchage, médicaments personnels, lampe torche)
- Pour le jour 8 : lampe frontale ainsi que des chaussures de type Gore Tex + guêtres ou chaussures d’eau… + cape imperméable si possible fluorescente
Animaux sauvages :
C’est parce qu’ils sont sauvages qu’ils sont merveilleux et qu’on souhaite les voir toutefois des règles strictes sont à suivre face à un animal sauvage. Il est à noter que en croiser sera extrêmement rare, ils préfèrent ne pas rencontrer l’homme mais au détour d’un rocher le hasard peut faire les choses. Pour rappel, les Patous (chien de berger) ne sont pas des peluches, ils protègent les troupeaux, il faut rester à distance, calme et ne pas se diriger vers les troupeaux.
Les hébergements :
L’ensemble des hébergements sont de qualités et proposent des draps, mais les refuges peuvent demander un supplément ou simplement ne pas en fournir, un sac de couchage est nécessaire.
La détente au campement :
Les accompagnateurs vous apprendront le « Dutsch » et le « Dyrak », deux jeux de cartes qui se pratiquent en voyage, et qui sont très communicatif, c’est une passerelle entre voyageurs pour faire connaissance.
Le mal des montagnes… :
- n’a rien à voir avec votre âge ;
- ni avec votre condition physique ;
- ce n’est pas parce que vous ne l’avez pas eu lors d’un premier voyage en altitude que vous ne l’aurez jamais ;
- votre état de stress et de fatigue, tout cela ajouté au décalage horaire sont des facteurs prépondérants.
Prenez le temps de faire les choses calmement.
- Durée
15 jours - Période
Juillet
-
Août - Type
Culture,Nature - Paysage
Glacier,Montagne,Ville - Difficulté
Difficile - Groupe
2 - 8 pers.
par personne
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- Durée
15 jours - Type
Culture,Nature - Difficulté
Difficile
- Période
Juillet
-
Août - Paysage
Glacier,Montagne,Ville - Groupe
2 - 8 pers.
par personne